L'idée est de mesurer la portée de l'annonce, par François Hollande, de la fin des crédits export pour les projets liés au charbon voire toutes les énergies fossiles, le 27 novembre 2014 lors de la conférence environnementale.

A quelles entreprises bénéficient ces garanties à l'export accordées par la Coface au nom de l’État français et qui est le grand gagnant ? Quelle part ont représenté les centrales à charbon, et les énergies fossiles en général ? Pour quels montants ? Où sont situés ces projets dans le monde et quels sont-ils ?

Pour le comprendre, AEF a épluché 13 années de projets soutenus par la Coface.

Depuis 2001, l'organisation diffuse en effet chaque trimestre sur son site (rubrique "garanties publiques") tous les projets supérieurs à 10 millions d’euros (le seuil était de 20 millions jusqu’en 2004) ayant bénéficié de sa garantie au nom de l’État.

Le 4 décembre, nous avons dès lors construit un jeu de données regroupant les 28 projets d'énergies fossiles garantis par la Coface entre 2001 et 2014. Où l'on découvre que le charbon représente 4% des montants globalement garantis par la Coface, et les fossiles en général 14%. Autre constat : le chef de file européen du secteur, Alstom, est l'unique bénéficiaire des garanties pour le charbon, et le plus grand bénéficiaire pour les fossiles.

Carte des 28 projets fossiles.


Discussions

Discussion entre l'organisation et la communauté à propos de ce jeu de données.