La nouvelle version de data.gouv.fr a 1 an ! Pour l'occasion, nous vous proposons une retrospective des moments forts de l'année. Second épisode: "Mon maire s'appelle Michel" ou comment les données électorales remportent tous les suffrages ...
[Retrospective] Episode 2: "Mon maire s'appelle Michel"
Crédits photos Clémentine Gallot

Les données électorales sont un grand classique de l'open data. Leur publication est l'un des critères retenus par les classements internationaux et elles suscitent toujours un grand intérêt de la part des réutilisateurs. Data.gouv.fr ne fait pas exception: le mois de mars 2014 a été l'un des meilleurs mois en terme d'audience (les statistiques sont accessibles en ligne). Ce fut aussi le mois des élections municipales: les Français, et les ressortissants de l'Union Européenne, ont été appelés aux urnes pour élire leurs maires dans les 36 000 communes françaises.

A cette occasion, nous avions réalisé une sélection thématique des données électorales présentes sur le portail. Depuis, le Ministère de l'Intérieur a rassemblé tous les résultats disponibles pour l'ensemble des élections depuis 2001, en un seul endroit (ce qui facilite grandement leur réutilisation). Le soir du premier et du second tour, des réutilisateurs étaient déjà à l'oeuvre pour retraiter et enrichir les données électorales publiées en temps réel.

Les données électorales ont, en effet, leurs afficionados. Brice Person (IdeesLibres.org) est l'un d'entre eux. On lui doit notamment un jeu de données qui compile nombre d'informations disponibles sur les élus municipaux, leurs âges, professions et prénoms, mais aussi la tendance politique de la liste à laquelle ils appartiennent... En republiant ses données sur data.gouv.fr, il a permis à des tiers de les réutiliser et d'en faire des analyses parfois... étonnantes.

Ainsi, les prénoms de nos élus municipaux ont beaucoup inspiré les médias. Du Parisien à Nice-Matin en passant par BFMTV, un petit florilège: "Je me présente, je m'appelle Michel", "Mon maire s'appelle Michel", "Municipales: Chantal et Véronique derrière Michel". Autant de titres accrocheurs pour souligner la prédominance de ce prénom parmi les édiles locales. @Matamix en a tiré une pyramide des âges des 525.000 élus en mars 2014. Histoire de vérifier, si besoin était, que le prénom est aussi un indicateur de l'âge de celui qui le porte.

Dans un registre plus scientifique, l'Institut des Systèmes complexes - Paris Ile de France a profité de ces élections municipales pour valider des travaux économiques selon lesquels "toutes choses étant égales par ailleurs, le taux d'abstention croît avec la taille du corps électoral". La prédiction de l'abstention, c'est aussi un terrain de jeu pour les data-scientists. Alexandre Vallette et Louis Dorard s'y sont notamment risqués.

-- a relire: l'épisode 1 "Nos territoires ont-ils un sexe?"

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