Refonte graphique de data.gouv.fr : retour sur 10 ans de data.gouv.fr

Publié le 5 juillet 2021

D’avril à juin, c’est le printemps de data.gouv.fr : chaque semaine nous partageons nos réflexions, des annonces concrètes ou encore des événements et quelques surprises !
Refonte graphique de data.gouv.fr : retour sur 10 ans de data.gouv.fr

Pour clore ce mois de la découvrabilité des données, nous avons une grande annonce à vous faire : la refonte graphique de data.gouv.fr !

Mais avant toute chose, effectuons un petit retour en arrière et regardons à quoi ressemblait la plateforme auparavant. En dix ans, cette dernière a connu de nombreuses évolutions, qu’elles soient graphiques, fonctionnelles ou organisationnelles.

Nous vous proposons ici de revenir sur certains de ces changements.

2011 : lancement de data.gouv.fr

Lancé le 5 décembre 2011, data.gouv.fr a d’abord été développée par la société Logica (aujourd’hui CGI).

Source : internet archive - wayback machine

Si le nombre de producteurs est alors beaucoup plus réduit (moins d’une centaine), on peut être surpris du nombre impressionnant de jeux de données presque dix fois supérieur au chiffre actuel. Celui-ci s’explique par une approche très large de la notion de jeu de données. Ceux-ci sont alors pensés comme des fichiers uniques. Chaque découpage géographique, par exemple, est considéré comme un jeu de données distinct. De plus, les descriptions des fichiers sont sommaires et il est uniquement possible de les télécharger.


Source : internet archive - wayback machine

2013 : Etalab prend les commandes

A partir de l'été 2013, et à l'issue d'une longue phase de "codesign" avec la communauté (voir ici et ici notamment), le développement de la nouvelle version de la plateforme passe en mode agile, en réinternalisant les compétences techniques : "data.gouv.fr" préfigure ainsi la première "start-up d'Etat", dont le modèle est aujourd'hui au coeur des incubateurs de services numériques promus par beta.gouv.fr.

Le choix de l'équipe se porte sur le logiciel libre CKAN de l’Open Knowledge Foundation et la plateforme nationale fait son premier changement de peau en s’appuyant sur la maquette graphique proposée par l’agence no-design.

Le site inaugure alors un profond changement de paradigme : celui de l'open data "social", qui place la communauté au coeur de la stratégie d'open data. Passant d'un portail à une véritable plateforme ou producteurs et réutilisateurs échangent autour des données et les améliorent, elle s'ouvre largement aux contributions

Le passage à CKAN permet une harmonisation des pratiques. Les jeux de données regroupent différentes ressources : documentation, découpages chronologiques, mises à jour, etc. Le nombre de jeux de données est ainsi bien moindre, mais la découvrabilité s’en voit améliorée. La navigation se fait dans un catalogue de jeu de données et non dans un catalogue de fichiers.

Un choix déterminant est ainsi entériné à cette période qui distingue encore aujourd’hui la plateforme française de ses homologues : celui de l’ouverture totale de la publication. Tout le monde peut publier sur la plateforme sans contrôle à priori et sans distinction forte entre administrations et citoyens.

Source : internet archive - wayback machine

Dans ce contexte, les réutilisations font leur apparition. L’objectif n’est plus seulement de mettre de la donnée publique à disposition, mais également de la mettre en usage au-delà de sa finalité initiale et administrative. Le cycle de vie de la donnée ne s’arrête plus à la publication, mais se poursuit par la création de réutilisations allant de visualisation de données à des services numériques.

La mise en place d’une véritable plateforme communautaire se manifeste également par la possibilité à tous les usagers de rajouter des ressources communautaires.

Source : internet archive - wayback machine

2014 : le passage à udata

À partir de la fin de l’année 2014, Etalab démarre udata, un spin-off libre dans l’esprit CKAN, afin notamment de pouvoir mettre en place davantage de fonctionnalités sociales.

Si l’interface graphique ne change pas énormément à cette occasion, une grande nouveauté est introduite : la possibilité de discuter l’ensemble des éléments du site. Fonctionnalité utile pour échanger entre utilisateurs, mais aussi pour demander des informations aux producteurs de données.

Depuis 2014, l’essentiel des efforts n’a pas porté sur l’aspect graphique de la plateforme et ce dernier n'a évolué que marginalement. Par exemple, nous avons récemment ajouté des pages d’inventaire de jeux de données et choisi de mettre en avant les jeux de données autant que les réutilisations.

Quelles prochaines étapes ?

Dès demain, découvrez ce qui s'annonce pour la refonte graphique : nous partagerons avec vous la démarche que nous avons adoptée, qui pourra à son tour s'enrichir de vos contributions !

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