[DREAL LR] Espèces menacées : L'Aigle Royal en Languedoc-Roussillon

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Mis à jour le 18 mars 2016 — Licence Ouverte / Open Licence

DREAL Languedoc-Roussillon

Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement du Languedoc-Roussillon

33 jeux de données

Informations

Licence
Licence Ouverte / Open Licence
ID
56ec323a88ee382820e1a64c

Temporalité

Fréquence
Inconnu
Date de création
18 mars 2016
Dernière mise à jour de ressource
18 mars 2016
Extras
geogw_recordId
9622923606859fe5dbc4e74c7834eedf51f7730f

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Description

Les espèces menacées recensées sur les listes rouges nationales ou régionales ne font pas toute, loin s'en faut, l'objet de plans nationaux d'actions, elles ne disposent pas non plus toujours de suivis réguliers.

L'aigle royal est une espèce rare et menacée à l'échelle nationale, donc les effectifs en Languedoc-Roussillon (plus de 50 couples) dépasse les 10 % de la population nationale. Sa conservation représente donc une responsabilité forte pour la région. C'est une espèce par ailleurs suivie depuis longtemps par les réseaux naturalistes régionaux. On dispose donc d'un état des lieux assez précis de sa répartition sur les deux massifs montagneux historique de présence et leurs abords : Pyrénées-Corbières d'une part, Grands-Causses et Sud-massif-Central d'autre part. Contrairement à son image traditionnelle dans le public, ce n'est pas une espèce strictement montagnarde mais écologiquement assez plastique puisqu'elle peut nicher pratiquement du niveau de la mer jusqu'à de très hautes altitudes (ce que traduit également sa répartition en latitude : du Sahara (et montagne éthiopiennes) au cap Nord et son caractère cosmopolite dans l'hémisphère nord). Une bonne part des couples d'aigles royaux en LR nichent ainsi à des altitudes<1000 m. et l'on assiste d'ailleurs à une installation progressive de couples dans des milieux de basse altitude et au caractère franchement méditerranéen, dans l'habitat typique de l'aigle de Bonelli. Dans cet habitat, les deux espèces entrant en concurrence, s'excluent mutuellement des sites de reproduction les plus recherchés par les deux espèces (falaises) même si leurs domaines vitaux peuvent partiellement se chevaucher en bordure, comme l'on montré les équipements télémétriques récents de couples voisins des deux espèces.

C'est en outre une espèce particulièrement sensible à l'éolien (de nombreux cas de mortalités, notamment immatures mais aussi adultes cantonnés, sont en effet connus en Amérique du Nord (USA) mais aussi en Europe (Espagne)). Il a été montré également à travers diverses études (Ecosse, USA) qu'une perte d'habitat systématique (de l'ordre de 200 m. minimum de rayon autour des éoliennes) résultait de l'implantation de tels parcs dans son habitat. S'ils ne se traduisent pas systématiquement par une disparition des couples concernés (décantonnement ou mort), ils peuvent affaiblir leur capacité de reproduction, voire provoquer l'abandon de sites de reproduction plus favorables au profit de sites moins favorables.
Une attention particulière est donc attendue pour tout étude de projet éolien envisagé dans les DV ou leurs périphéries. Idéalement celle-ci devrait consister :

à se renseigner sur le(s) DV(s) individuels du(des) couples concernés quand ils sont bien établis et les sites de reproduction connus. Dans le cas inverse mener aux préalables les études permettant de les établir
éviter toute implantation de projet dans le coeur du DV, sur les principaux axes de déplacement et zones d'ascendances, les zones de repos et d'alimentation les plus favorables.
analyser l'impact cumulé du projet avec d'autres parcs existants ou projets en cours, à l'échelle d'un même DV.

Concrètement, les suivis télémétriques (dont un programme sur l'aigle royal est en cours de mise en œuvre en LR par l'association BECOT) sont les plus à même de fournir des informations fiables, complètes, incontestables et au moindre coût pour ce faire. Ils nécessitent par contre une anticipation forte : Il faut un temps de préparation de minimum 6 mois pour la capture et l'équipement, tout en veillant à respecter les périodes de sensibilité (reproduction) puisau moins 1 an de suivi pour obtenir une première image représentative du DV et 3 ans pour s'assurer de sa stabilisation (1 DV annuel couvrant environ 66 % du DV obtenu à l'issue de 3 ans, selon une étude américaine).

L'aigle royal est une espèce protégée au niveau national et comme telle, en vertu de l'arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection (article 3):

 «I. ― Sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps :
 
― la destruction intentionnelle ou l’enlèvement des œufs et des nids ;
 
― la destruction, la mutilation intentionnelle, la capture ou l’enlèvement des oiseaux dans le milieu naturel ;
 
― la perturbation intentionnelle des oiseaux, notamment pendant la période de reproduction et de dépendance, pour autant que la perturbation remette en cause le bon accomplissement des cycles biologiques de l’espèce considérée.
 
II. ― Sont interdites sur les parties du territoire métropolitain où l’espèce est présente ainsi que dans l’aire de déplacement naturel des noyaux de populations existants la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Ces interdictions s’appliquent aux éléments physiques ou biologiques réputés nécessaires à la reproduction ou au repos de l’espèce considérée, aussi longtemps qu’ils sont effectivement utilisés ou utilisables au cours des cycles successifs de reproduction ou de repos de cette espèce et pour autant que la destruction, l’altération ou la dégradation remette en cause le bon accomplissement de ces cycles biologiques. »

Les zonages ci-après correspondent donc à une délimitation géographique partielle (c. à. d. en l'état des connaissances : état 2009) des espaces physiques et biologiques cités à la définition du point II, pour cette espèce sur notre territoire régional. Les périmètres ne sont basés que sur des sites effectivement occupés par des couples territoriaux même si quelques espaces intersticiels peuvent être inclus : l’ensemble représentant l’aire vitale pour la population régionale de l'Aigle royal (état 2009), hors zones d'erratisme préférentielles, non connues/cartographiées à ce jour.

http://rapaces.lpo.fr/aigle-royal

Origine

GÉNÉALOGIE : Cartographie de référence intégrant l''ensemble des territoires vitaux de l''Aigle Royal en Languedoc Roussillon et dans les départements voisins. Ce zonage a été réalisé grâce aux données de la LPO de l'Aude et du Groupe d'étude des Rapaces du Sud du Massif Central.
Mise à jour des périmètres en Octobre 2015.

Organisations partenaires

DREAL Lang.Rous. (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Languedoc-Roussillon), CETE Méditerranée

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