La moitié des patients restent moins de deux heures aux urgences

Published on 8 de agosto de 2014

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tolie bigoude

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Hôpitaux. Les usagers ont l'impression d'attendre longtemps aux urgences. Pourtant, une étude souligne que 48 % des patients y passent moins de deux heures. Et ce, grâce à une meilleure organisation de la prise en charge.
Moins de deux heures. C'est le temps passé en moyenne aux urgences par 48 % des patients -- hormis évidemment ceux qui n'ont pas été hospitalisés -- selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). Un chiffre qui n'a pas évolué d'un iota depuis la dernière étude de ce type en. .. 2002. Pourtant, en l'espace de dix ans, le nombre de personnes se présentant aux urgences a bondi : 18 millions en 2012 contre 13,8 millions en 2002, soit une hausse de 31 % sur l'ensemble du territoire.

Comment expliquer alors que, malgré cette fréquentation en forte hausse, le temps de prise en charge soit resté le même ? Les structures mises en place durant cette décennie, comme les infirmiers d'accueil et d'orientation (IAO) et les médecins (MAO), améliorent l'accueil des patients. « Ils permettent d'effectuer un tri à l'arrivée des personnes afin de les classer en fonction du caractère urgent de la prise en charge », précise la Drees. Ces modes de fonctionnement sont aujourd'hui généralisés.

Un chiffre trop positif pour l'association d'urgentistes

Reste que, pour le docteur Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), l'étude est trop positive pour être vraiment convaincante. « Deux heures, c'est une grosse moyenne. La Drees a réalisé l'enquête sur un seul jour (NDLR : mardi 11 juin 2013) et en période creuse. Ça nécessiterait d'être répété plusieurs fois, dont le lundi matin, qui est la journée la plus chargée », explique ce professionnel. Et les temps de prise en charge varient également en fonction d'autres facteurs, telle que la gravité de l'état du patient.

Selon la Drees, le traitement est plus rapide chez les personnes atteintes de lésions traumatiques ou d'empoisonnements, 60 % d'entre elles sortant moins de deux heures après leur arrivée. Ceux victimes de malaises, fatigues ou maux de tête doivent en revanche s'armer de patience. Seulement 30 % d'entre eux sortent en moins de deux heures, car leur prise en charge requiert davantage d'examens.

Cette étude tombe en tout cas à point nommé pour l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui a présenté en juin un programme d'amélioration des conditions d'accueil et de soins dans les urgences parisiennes. Quant aux patients, ils attendent toujours des améliorations. Un récent sondage Ifop réalisé pour Général de santé (le premier groupe d'hospitalisation privée) soulignait ainsi que 58 % des personnes interrogées estimaient que « le temps d'attente raisonnable » ne devait pas excéder les trente minutes. On est encore loin du compte...

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