Les comptes régionaux sont établis en base 2020 en cohérence avec les comptes nationaux et en conformité avec le Système Européen des Comptes 2010 (SEC2010).
Les comptes régionaux diffusés sont cohérents avec les comptes nationaux annuels. Ils correspondent au champ de la comptabilité nationale et couvrent le territoire économique de la France, à savoir la France métropolitaine, les régions ultra-périphériques ou RUP (Guadeloupe incluant Saint-Martin, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte) ainsi que le territoire extrarégional français ou hors-territoire (cas des ambassades, bases militaires ou scientifiques, etc...).
Au niveau régional, seuls les départements français d'outre-mer disposent d'un système complet et autonome de comptes. Ils sont établis par les services de l'Insee dans les DROM, selon une méthodologie qui leur est propre. Les indicateurs économiques régionaux des régions métropolitaines résultent d’une régionalisation des indicateurs métropolitains à partir de clés de répartition.
Produits intérieurs bruts régionaux et valeurs ajoutées régionales en base 2020
Les PIB et les valeurs ajoutées métropolitains de chaque branche sont égaux à la différence entre les totaux des comptes nationaux annuels (qui couvrent l’ensemble du territoire économique de la France, publiés en mai de l’année précédente) et les totaux correspondants des RUP ainsi que du « hors territoire » ; pour ce dernier, les totaux sont estimés à partir de données qui proviennent de la DGFiP.
Les données régionales sont ainsi cohérentes avec les données nationales.
Pour la métropole, l'estimation des valeurs ajoutées régionales des branches marchandes (hors agriculture et finances) repose, en base 2020 sur l'utilisation du fichier FARE (Fichier Approché des Résultats des Entreprises) issu du processus d’Élaboration des Statistiques ANnuelles d'Entreprises (Esane) et de FLORES (Fichier LOcalisé des Rémunérations et de l’Emploi Salarié), mais aussi des données HERACLES (dispositif qui permet de suivre l’exploitation trimestrielle de l’emploi et des rémunérations des sources administratives URSSAF, MSA et SIASP) pour le compte provisoire. Ces sources permettent de localiser l'ensemble de l'activité économique au travers des effectifs et des rémunérations des établissements issus des fichiers d’emploi. Le fichier FARE, qui contient les principales variables des comptes des entreprises, donne la valeur ajoutée de chaque entreprise au sens unité légale ; cette valeur ajoutée est ensuite régionalisée au prorata de la masse salariale de chaque établissement présente dans la source emploi (FLORES ou HERACLES selon le compte). Les valeurs ajoutées des établissements sont ensuite agrégées par secteur d'activité et région. Par souci de cohérence avec la comptabilité nationale, la somme des valeurs ajoutées régionales de chaque branche est calée sur la valeur ajoutée métropolitaine issue des comptes nationaux.
Par nécessité de simplification, on assimile l’activité principale des établissements à des branches.
Les estimations sont réalisées en croisant branches (au niveau A17) et régions.
Les branches non marchandes (et la partie non marchande des branches mixtes à caractère non marchand prédominant, telles que la santé et l'enseignement) ainsi que l'agriculture, les activités financières et d'assurance et les loyers imputés font l'objet de traitements spécifiques ; la méthode décrite plus haut ne peut être appliquée car la source Esane ne couvre pas ces champs d'activité.
La valeur ajoutée de l'agriculture est régionalisée à partir d'indicateurs établis par le Ministère de l'agriculture (par exemple, la production par département). En base 2014, les loyers imputés (loyer que les propriétaires occupants se verseraient à eux-mêmes) étaient régionalisés à l’aide des valeurs locatives transmises par la DGFiP. En base 2020, les loyers imputés sont ventilés à partir de la structure de la taxe d’habitation de l’année 2019 présente dans le fichier REI (Recensement des Éléments d’Imposition) élaboré par la DGFIP. De même, en base 2020, la valeur ajoutée de la branche TZ (particuliers employeurs) est ventilée selon les masses salariales localisées fournies par l’ACOSS (auparavant, selon des données d’emploi localisé fournies par la Direction des Statistiques Démographiques et Sociales (DSDS) de l’INSEE). Pour les autres branches non marchandes, les valeurs ajoutées métropolitaines sont ventilées par région au prorata des rémunérations brutes de FLORES. Pour le compte provisoire, ce sont les masses salariales issues d’HERACLES qui sont utilisées.
La structure régionale des valeurs ajoutées de la métropole en valeur ainsi déterminée est appliquée au PIB de la métropole à prix courants (PIB national moins les PIB des DROM, moins le « hors territoire ») pour en déduire les PIB des régions métropolitaines à prix courants sur ce champ.
Les PIB des régions métropolitaines « en volume » sont obtenus à partir du PIB national en volume après déduction des PIB des DROM en volume, et du PIB du « hors territoire ». On utilise la structure régionale des VA en volume comme clé de répartition. Ils doivent être utilisés avec prudence car ils ne découlent pas du calcul d'un indice de prix régional.
Les produits intérieurs bruts régionaux et les valeurs ajoutées régionales par branche d’activité sont en base 2020 et disponibles sur la période 1990-2024. Les comptes de 1990 à 2021 sont des comptes définitifs, les comptes 2022 et 2023 sont semi-définitifs. Les données 2022 seront révisées à la marge, lorsque seront disponibles les comptes détaillés définitifs 2022 (base 2020) pour chacun des DROM. Les données de l’année 2024 sont provisoires.
Les comptes économiques régionaux des ménages dans le SEC2010
En comptabilité nationale, la séquence complète des comptes des ménages décrit la formation, la redistribution et l'utilisation du revenu des ménages.
Pour les régions métropolitaines, l'Insee estime de façon détaillée :
• le compte d'affectation des revenus primaires, dont le solde est le revenu primaire ;
• le compte de distribution secondaire des revenus, dont le solde est le revenu disponible brut.
Les comptes des régions métropolitaines sont établis à partir des comptes nationaux, selon une méthodologie dite « descendante ». Pour chaque poste détaillé, la donnée métropolitaine est calculée en enlevant à la donnée nationale les valeurs des DROM ; puis elle est ventilée entre les régions de métropole, en fonction d'une clé de répartition.
Propres à chaque donnée, les clés de répartition sont choisies pour refléter autant que possible l’agrégat à estimer. Leur calcul mobilise de très nombreuses sources, statistiques et administratives. Cette méthodologie assure la cohérence numérique entre les comptes nationaux et les comptes régionaux.
Les estimations annuelles publiées ici vont de 2000 à 2023. Les comptes de 2000 à 2021 sont définitifs, les comptes 2022 et 2023 sont semi-définitifs. Les données 2022 seront révisées à la marge, lorsque seront disponibles les comptes détaillés définitifs 2022 (base 2020) pour chacun des DROM.
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