
Un peu d'histoire
Le concept “drone” est né pendant la Première Guerre mondiale, durant laquelle des prototypes d’avions sans pilote radiocommandés ont vu le jour. Les premiers essais ont démarrés au Royaume-Uni en 1916 et l’année suivante aux Etats-Unis et en France.
Le premier “drone” français a été conçu, réalisé et expérimenté en 1923 à Etampes, près de Paris, mais l'armée française ne trouvait pas encore d'intérêt à cette technologie.
En anglais, le mot “drone” désigne le faux-bourdon (mâle de l’abeille). Ce nom a été donné par dérision dans les années 1930 au Royaume-Uni à certains modèles d’avions sans pilotes radiocommandés appelés “DH.82 Queen Bee”.
Leur vol lent et bruyant ressemblait plus à celui du bourdon en fin de vie qu'à celui de la reine abeille (Queen Bee).
Usages
Faisons tout d’abord la différence entre les appareils et les usages. Les usages vont définir quels appareils vous avez le droit de piloter.
Les appareils dit aéronefs
Ce que dit la loi :
Les engins volants non habités (comme certains drones) sont définis par la réglementation comme des “Aéronefs qui circule sans personne à bord”. Les termes anglais sont (Unmanned Air Vehicle) ou « UAS » (Unmanned Aircraft System), que vous entendrez souvent si vous aimez voyager avec un drone. L’appareil étant contrôlé à distance sans pilote à bord, la réglementation les définit aussi “d'aéronefs télépilotés”. On retrouve encore un équivalent anglais “RPAS” (Remotely Piloted Aircraft System).
Un “aéronef” désigne un engin volant comme un hélicoptère, un avion, un planeur, un multicoptère, une montgolfière, un dirigeable…
Vous remarquerez donc que la loi ne parle pas de terme “drone” car ce dernier est associé principalement à un usage militaire.
Les usages limités au loisir ou à la compétition
Ce que dit la loi :
Lorsque l’utilisation d’un aéronef est limitée au loisir ou à la compétition, on parle d'aéromodélisme. Ce qui signifie que les aéronefs non habités, comme décrit plus haut, utilisés pour le loisir ou la compétition sont appelés “aéromodèles”. Ils regroupent une gamme de machines dont notamment les drones de loisir ou mini drones achetés dans les rayons jouets ou high-tech.
Catégories
La réglementation distingue deux catégories d’aéromodèles.
Catégorie A :
Aéromodèle de 25 kg ou moins, non motorisé ou comportant un seul type de propulsion et respectant les limitations suivantes :
Tout aéromodèle captif : il s’agit d’un aéromodèle, radiocommandé ou non, relié par tout moyen physique :
Les aéromodèles de catégorie A peuvent être utilisés sans autorisation préalable, sous la responsabilité de leur télépilote.
Catégorie B :
Tous les aéromodèles ne respectant pas les caractéristiques de la catégorie A. Les aéromodèles de catégorie B ne peuvent être utilisés qu’après obtention d’une autorisation délivrée par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).
Quelle est la différence entre du loisir et une activité professionnelle ?
L’utilisation d’un drone de loisir ou de compétition est appelée “aéromodélisme”. Tout vol en dehors d’un objectif de loisir/compétition devient une “activité particulière”. Il vous faudra alors passer une formation drone et disposer d’une licence de pilote et de nombreux autres documents administratifs (autorisations préfectorales, carnet de vol…).
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