Bases statistiques communale, départementale et régionale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales base
Métadonnées :
234K
182K
22
27

L’analyse des bases statistiques communales, départementales et régionales de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales permet d’identifier les dynamiques territoriales des faits constatés entre 2020 et 2025.
Ces données mettent en lumière une concentration des infractions dans certains départements et grandes villes, ainsi qu’une tendance nationale marquée par une hausse progressive du volume total des incidents enregistrés sur la période récente.
Selon les données issues du panorama territorial publié par le ministère de l’intérieur, nous constatons après analyse que le nombre total d’incidents enregistrés s’inscrit dans une dynamique haussière depuis 2020, atteignant un niveau proche de 4 millions de faits en 2024.
De l’analyse ressort également qu’en France, le taux est passé d’environ 10 crimes et délits pour 1 000 habitants à environ 60, avec des variations comprises entre 55 et 65 depuis lors (source indiquée : Centre d’observation de la société)
Voir la visualisation interactive
→ https://lookerstudio.google.com/reporting/0da52dac-2f28-4479-bc77-6de3e79fe295
Le graphique des incidents montre une progression globale du nombre de faits enregistrés, avec une accélération notable à partir de 2021
Constats principaux :
Niveau inférieur à 3 millions de faits autour de 2016.
Augmentation progressive jusqu’à près de 4 millions en 2024.
Dynamique post-2020 marquée par une reprise et une hausse continue.
Cette évolution peut refléter :
Une augmentation réelle des faits constatés.
Une amélioration des dispositifs de signalement.
Des évolutions méthodologiques ou institutionnelles dans l’enregistrement.
Les données seules ne permettent pas de distinguer ces facteurs.
Le classement par département montre une forte concentration des faits dans certains territoires
Analyse :
Les départements les plus peuplés apparaissent en tête.
Les territoires métropolitains denses concentrent une part importante des faits enregistrés.
La région Île-de-France est particulièrement représentée (Paris, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne).
Il s’agit d’une concentration géographique liée notamment à :
La densité de population.
L’activité économique.
L’intensité des flux (mobilité, tourisme, centralité urbaine).
Les villes enregistrant le plus grand nombre de faits sont
Lecture territoriale :
Les grandes métropoles dominent le classement.
La hiérarchie correspond aux principaux pôles urbains français.
Les villes les plus peuplées concentrent logiquement un volume plus élevé d’infractions enregistrées.
Cependant, le volume brut ne permet pas d’évaluer le niveau de délinquance relatif sans rapporter les faits à la population.
Le graphique circulaire indique des parts respectives (27,3 %, 19,7 %, 10,8 %, etc.)
Cela suggère :
Une forte concentration des atteintes aux biens
Les deux premières catégories (vols sans violence et dégradations volontaires) totalisent 47 % des faits enregistrés, soit près de la moitié de l’ensemble.
Un poids significatif des infractions économiques et opportunistes
Les escroqueries et fraudes représentent plus d’un dixième des faits, confirmant l’importance des infractions liées aux moyens de paiement.
Une hiérarchisation nette des catégories
La distribution n’est pas homogène : quelques catégories dominantes concentrent l’essentiel des faits, tandis que les autres infractions se répartissent en parts plus modestes (entre 5 % et 7 % environ).
L’ensemble confirme que la délinquance enregistrée est principalement structurée autour des atteintes aux biens, les infractions contre les personnes ou liées aux stupéfiants occupant une place secondaire en volume relatif
L’analyse territoriale met en évidence trois éléments structurants :
Les données présentées permettent d’observer des dynamiques quantitatives, mais elles ne suffisent pas à expliquer les causes des évolutions constatées.
Pour approfondir, une analyse complémentaire devrait intégrer :
Les taux rapportés à la population.
La typologie détaillée des infractions.
Les facteurs socio-économiques territoriaux.
Les évolutions des politiques publiques et des pratiques d’enregistrement.
L’ensemble confirme que la délinquance enregistrée en France présente une forte dimension territoriale et urbaine, avec une dynamique récente orientée à la hausse selon les données exploitées
Vues
Métadonnées :
234K
182K
22
27
Il n'y a pas encore d'API associées
558
0

374
0

175
0
