Afin de permettre leur utilisation aisée à des fins d'analyse quantitative, j'ai procédé au nettoyage des fichiers "Police municipale : Effectifs par commune" du Ministère de l'Intérieur (Jeu de données - Police municipale : Effectifs par commune | data.gouv.fr). Les transformations apportées consistent en :
Précisions sur certaines variables :
La variable binaire correspondant à la déclaration d'une mise à disposition de la police municipale auprès d'autres communes est obtenue, pour les communes nouvelles, par produit (donc elle vaut 1 si et seulement si elle valait 1 pour toutes les communes en question). /!\ Dans certains cas, elle perd son sens du fait des transformations apportées (voir précautions d'usage) : on déconseillera son utilisation dans une régression, d'autant que seuls les trois derniers millésimes la mesurent.
La donnée de population au 1er janvier 2024 est la simple redite de celle du 1er janvier 2023, date des dernières données en la matière.
En ce qui concerne les exceptions :
613 des 620 communes de France métropolitaine qui disposaient au 1er janvier 2023 d'une population de plus de 15 000 âmes sont recensées dans ce jeu de données. On pourra vérifier que les 7 communes manquantes ne disposaient pas d'une police municipale en date de décembre 2023. Il s'agit de : Orée d'Anjou (49126), Mauges-sur-Loire (49244), Trélazé (49353) , Avion (62065), Wittenheim (68376), Garches (92033) et Issy-les-Moulineaux (92040).
Les nombreux "trous" qui émaillent ce jeu de données (manque de données pour un ou plusieurs millésimes d'une ville sinon présente) proviennent des jeux de données originaux.
Précautions d'usage :
Bien que cette difficulté soit plus rare pour les communes de plus de 15 000 habitants, le problème d'allouer entre communes des policiers relevant d'une intercommunalité, ou d'une commune ayant signé une convention de partage de ses forces avec certaines de ses voisines, crée de nombreuses situations complexes, et parfois des variations purement artificielles ou un trou de donnée du fait d'une mutation depuis ou vers un service intercommunal. Similairement, dans les jeux de données du Ministère, cela peut mener à des doubles comptages.
J'ai toujours négligé les partages entre communes, prenant au pied de la lettre le rattachement à une commune donnée, et rattaché à la commune principale d'une intercommunalité les effectifs mutualisés dans les très rares cas où un service municipal avait été supprimé pour être converti en service mutualisé. Je pense par exemple aux cas de Saint-Julien-en-Genevois (police pluricommunale du Salève) ou de Montaigu-Vendée (police intercommunale des Terres de Montaigu), pour lesquels le calcul du nombre d'agents per capita, si l'on prend la population de la ville-même, sera en pratique une surestimation de la présence policière.
Il est possible que certaines villes n'affichant pas de force de police municipale au sens strict soient néanmoins couvertes par une police intercommunale qui n'est pas basée dans ladite ville ; seul le cas de Mitry-Mory (police intercommunale Roissy Pays de France) est parvenu à mon attention, et je le signale donc ici.
0
0
Il n'y a pas encore de ressources communautaires pour ce jeu de données.