Une croissance toujours rythmée

Avec une croissance moyenne de 2,6% sur 5 ans*, la France jouit toujours d’une dynamique démographique soutenue. L’analyse du territoire national nous apprend que ce sont principalement les territoires du nord et du centre de la France qui expérimentent la plus faible évolution. En revanche, les zones côtières, l’ex-région Rhône-Alpes et la périphérie Parisienne bénéficient d’un dynamisme économique associée à une qualité de vie plus recherchée.

Quand on regarde sur une période plus longue de 10 ans, un autre phénomène transparait de façon insoupçonnée : la croissance démographique des « petites » communes de moins de 5.000 habitants est plus prononcée que celles des communes plus peuplées.

Question : le rural est-il alors plus dynamique que les zones urbaines ?

En fait, l’analyse ‘infra’ du territoire national montre une autre réalité, avec une croissance démographique qui se polarise autour des grands centres urbains. C’est la loi Chevènement de Juillet 1999 qui a fait émerger le concept d’agglomération, et qui structure aujourd’hui fortement le paysage national :

  • Les agglomérations selon le découpage initial de 1999 consolide plus de 70% de la population sur un peu plus de 20% de la surface nationale (et des communes) ; mais c’est aussi le territoire avec la plus faible croissance démographique
  • L’étalement naturel des frontières des agglomérations à aujourd’hui concentre la plus forte croissance démographique … près de 3,5 fois plus élevée en comparaison des agglomérations historiques (c’est-à-dire, en fonction du découpage défini en 1999)
  • Les communes limitrophes des agglomérations actuelles (dans une limite de 45 minutes) sont également très dynamiques, avec une croissance 2,5 fois plus forte que les agglomérations historiques
  • Ce n’est qu’au-delà qu’on accède à des territoires ruraux avec une croissance démographique sensiblement identique à celle des agglomérations historiques

Le Péri-urbain : moteur du dynamisme démographique

En conclusion, les ‘petites’ communes ne doivent pas être, comme souvent, assimilées au rural. C’est bien le concept de ‘péri-urbain’ qui concentre la plus forte dynamique, avec un chapelet de ‘petites’ communes sur les frontières intérieures et extérieures des agglomérations actuelles : ces territoires représentent un enjeu clé du dynamisme national avec un potentiel de près de 15% de la population, soit près de 10 millions d’individus.

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*période 2008-2013, source INSEE


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